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Showing posts with the label Souvenirs

Steve's: la fin d'une aventure

J'ai appris aujourd'hui que Steve's Music Store allait définitivement fermer ses portes, marquant la fin d'une aventure de 61 ans. Steve's était une institution à Montréal. Le magasin avait ouvert ses portes en 1965, rue Saint-Antoine. Quand je suis arrivé à Montréal, Steve's occupait presque tous les pas-de-porte entre les rues Saint-Urbain et Saint-Laurent, le dernier étant occupé par un autre magasin d'instruments de musique, mais d'occasion : Jack's. C'était de vieux bâtiments, une enfilade de magasins où régnait une atmosphère joyeusement bordélique. En s'aventurant vers le fond du magasin depuis la porte d'entrée, on passait du débutant qui répétait « Jeux interdits » au gratteu qui sortait un déluge de notes avec force overdrive, d'un pianiste jazzy au mugissement rauque d'un Moog. Les sections percussion, sono et occasion/location avaient leurs entrées propres. Quatre autres succursales avaient été créées : deux da...

Cadillac Seville

Quand j'étais gamin, au début des années 80, j'habitais Louviers, petite ville perdue dans l'Eure. Mes parents possédaient alors une Peugeot 304 SL break d'entrée de gamme, verte intérieur tabac, véhicule à peu près aussi exitant qu'une déclaration d'impôts ou qu'un discours politique. La 304 break avait remplacé une 204 break (blanche avec les fauteuils en plastique rouge dont le boudin se fendillait et venait me pincer la peau lorsque j'étais en culottes courtes), et fut elle même remplacée quelques années plus tard par une ... 305 break ! De l'utilitaire ou rien ! Enfin bref, que du bohneur ! Lorsque je faisais le chemin pour me rendre au collège, je longeais les murs d'une petite entreprise dont le patron possédait ... une Cadillac Seville. Une Cadillac dans la rue, c'était à peu près aussi extraordinaire que si un vaisseau interplanétaire venait se poser dans le jardin. Je ne pouvais pas passer à côté sans en faire le tour et l...

La Ford Mustang

Un été, alors que j'avais 6 ou 7 ans, nous jouions entre voisins du même âge sur un stationnement proche de la maison. Il y avait depuis là plusieurs semaines une Ford Mustang blanche décapotable. Ce jour, la capote était baissée, et une épaisse haie masquait la vue du propriétaire légitime. Le champ était alors libre pour que nous grimpions dans le véhicule, timidement d'abord, puis plus hardiment. Nous nous mettions à tour de rôle au volant, simulant des trajets sinueux où les entrelacs s'enchaînaient à grande vitesse. Avec l'excitation, nos cries devenaient plus intenses, attirant l'attention du propriétaire qui venait alors à la barrière nous effaroucher; comme une envolée de moineaux, nous quittions alors notre terrain de jeux précipitamment pour mieux y revenir quelques minutes plus tard, la tentation étant trop forte. Je me souviens de cette chaude journée et de l'odeur que dégageait le cuir de la sellerie. Je me souviens également qu'au retour à la ...

Art de vivre

Enfant, j'adorais les centre commerciaux ! Féérie de bruits et de lumières, montagnes de jouets à l'approche de Noël. À cette époque, nous habitions Ecquevilly. Mes parents, nouvellement propriétaires, devaient s'équiper et nous allions de temps à autre à Parly 2 au Chesnay, Vélizy 2 ou aux Quatres-Temps la Défense. À quelques km de chez nous, à Orgeval, se trouvait le Centre Commercial Art-De-Vivre. Certe, bien plus petit, il n'en restait pas moins un endroit que j'adorais: une magnifique librairie, un immense magasins de jouets et maquettes, et plus tard, le magasin Music Gallery où j'achetais mon premier synthé, le Yamaha CS01. C'est là également que j'ai découvert le Korg MS-20; je tombais immédiatement sous le charme de l'austère panneau de commande et de la sérigraphie "savante" où apparaissait des chemins compliqués entre des tensions électriques. Je m'imaginais tourner les boutons, patcher les modules, puis l'entend...

SONACOTRA

Entre 1985 et 1989, alors que j'étais étudiant au Havre, je logeais au foyer SONACOTRA d'Applemont, rue Léo Délibes. La "SONAC", localisée dans un quartier très résidentiel, est constituée de 3 bâtiments formant un U offrant probablement aux alentours de 300 chambres, et d'un bâtiment d'accueil, disposant de quelques salles communes. Bien qu'usuellement destiné au travailleurs (Société Nationale de Construction pour les Travailleurs), le foyer était majoritairement occupé par des étudiants car idéalement situé à moins de 2 km de l'IUT. À proximité se trouvait également le foyer de la Pommeraie, géré par le CROUS (Centre Régionale des Oeuvres Universitaires et Sociales), offrant plus de 200 chambres. À chaque étage du foyer, on trouvait au maximum 61 petites chambres (7m2), et des espaces commun...

Where is Brian?

On s'est tous posé la question un jour: mais où donc est Brian ? Enfin quand je dis tous, je pense bien sûr à tous ceux qui ont pris anglais première langue avec "Speak English 6ème". Si, si, rappelez-vous: le ou la prof sortait le magnétophone à bande (Grundig), puis nous demandait d'ouvrir le livre au premier chapître et de positionner le masque en plastique bleu fourni avec, permettant de voir les images mais cachant le texte. Rewind. Play. "Where is Brian? - Brian is in the kitchen. - But where is Jenny? - Jenny is in the bathroom!" Puis, au fil des semaines, nous avons pu en apprendre d'avantage sur la famille de Brian et Jenny, tandis que le fameux masque bleu, tombant en lambeaux, se parait de scotch. Ce n'est qu'en 4ème que j'ai finalement rencontré Brian. C'était un étudiant américain, un chicagoan, qui venait passer quelques semaines d'immersion française. Langue qu'il...

Frissons d'enfance

Nous étions fin des années 70. Une époque où je trippais sur "Tragedy" des Bee Gees ou sur le phaser dans "Heart of Glass" de Blondie, une époque où mon petit coeur battait fort à la vue des Drôles de Dames (Charlie's Angels), où j'arborais un badge (ça c'était avant les pin's et autres épinglettes) avec Olivia Newton-John dans "Grease" - que j'avais fait moi-même à partir d'une photo découpée dans Télé-Poche; ouais, j'ai toujours été bricoleur. Époque bénie d'une fin d'enfance somme toute heureuse, mes années collège. A cette époque, la télé n'avait que 2 chaînes, TF1 et Antenne 2 (enfin presque trois: FR3 émettait de 19h00 à minuit). Mais je conserve également souvenir de quelques frissons de peur engendrés par des films marquants. En 1979, TF1 diffusa à une heure de grande écoute, un dimanche à 18h00, le film "Le Triangle du Diable" ( Satan's Triangle ). Ambiance glauque, huit clos dans un pet...

Jean Naty-Boyer a bercé mon enfance

Comme ça, d'un coup, m'est revenu en mémoire quelques mots d'une chanson apprise durant le CE2 (8 ans) : "conte la Seine aux indifférents...". Quelques googleries plus tard, j'apprends que l'auteur est Jean Naty-Boyer, agé de 79 ans, à qui on doit plus de 400 chansons pour enfants. Dont le célèbre "Boris et Natacha" (Dans la forêt blanche d'Ukraine ...). Autrement dit, on a tous une chanson de Naty-Boyer logée quelque part dans la tête, mais il est curieux de constater qu'il n'existe pas un site qui lui est dédié, pas même une page wikipedia...Faut corriger ça.