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En français s'il vous plait !

Cette phrase a été prononcée par Pierre-Karl Péladeau, PDG de Québecor et alors candidat pour le Parti Québecois, lors d'un concert à Rouyn-Noranda; le groupe Québecois Groenland chantait alors en anglais. Ces quelques mots ont depuis été souvent repris dans les média. Le français au Québec, c'est une affaire nationale qui nous rassemble autant qu'elle nous divise, mais qui est néanmoins un marqueur très fort de notre identité. Depuis son second mandat, Trump et son administration n'ont eu de cesse d'attaquer, verbalement tout au moins, le Canada et le Québec. Alors les Québecois ont fait ce qu'ils ont toujours fait lorsqu'ils ont été menacés: se replier sur notre langue. C'est pour cela que j'ai pris la décision de poursuivre ce blogue uniquement en français. Jusqu'alors, j'utilisais le français pour les sujets plus personnels, et l'anglais pour les sujets plus géneraux comme l'informatique et l'électronique. Bien que je...

La vérité sur l'affaire Harry Quebert

Durant mes vacances, j'ai lu La vérité sur l'affaire Harry Quebert , de Joel Dicker. 844 pages, que j'ai dévoré en quelques jours. Ce bouquin est une mise en abîme, le livre portant sur l'écriture d'un livre intitulé ... la vérité sur l'affaire Harry Quebert . L'action se passe en 2008, avec des flashback en 2002, dans les années 90, en 1975, et même en 1969. Le livre met en scène un écrivain (inspiré par Stephen King ?), Marcus Goldman, qui vit une crise de la page blanche après le succès de son premier livre. Crise accentuée par la pression de Roy Barnaski, son éditeur, personnage impétueux et détestable, mais qui réussi à nous asséner quelques leçons sur la réalités du marché de l'édition. Marcus téléphone donc à son ancien professeur, devenu mentor et ami, Harry Quebert qui l'invite dans sa propriété de Goose Cove de la petite ville d'Aurora, Massachussets. Harry Quebert, professeur à l'unversité de Concord, est une célébrité loc...

Where is Brian?

On s'est tous posé la question un jour: mais où donc est Brian ? Enfin quand je dis tous, je pense bien sûr à tous ceux qui ont pris anglais première langue avec "Speak English 6ème". Si, si, rappelez-vous: le ou la prof sortait le magnétophone à bande (Grundig), puis nous demandait d'ouvrir le livre au premier chapître et de positionner le masque en plastique bleu fourni avec, permettant de voir les images mais cachant le texte. Rewind. Play. "Where is Brian? - Brian is in the kitchen. - But where is Jenny? - Jenny is in the bathroom!" Puis, au fil des semaines, nous avons pu en apprendre d'avantage sur la famille de Brian et Jenny, tandis que le fameux masque bleu, tombant en lambeaux, se parait de scotch. Ce n'est qu'en 4ème que j'ai finalement rencontré Brian. C'était un étudiant américain, un chicagoan, qui venait passer quelques semaines d'immersion française. Langue qu'il...

Littérature française

J'aime la littérature française classique, particulièrement la période entre mi-XIXe et mi-XXe. Voici quelques livres que je me souviens avoir lu: Emile Ajar: Gros-Câlin , Pseudo Marcel Aymé: Le passe muraille , Aller-Retour , Travelingue Honoré de Balzac: Eugénie Grandet , Le père Goriot Hervé Bazin: Vipère au poing Boileau-Narcejac: Maléfices Henri Bosco: L'âne-culotte Albert Camus: L'étranger Louis-Ferdinand Céline: Voyage au bout de la nuit Gilbert Cesbron: Notre prison est un royaume Henri Charrière: Papillon Alphonse Daudet: Les lettres de mon moulin Gustave Flaubert: Bouvard et Pécuchet , Trois contes , Mme Bovary Roger Frison-Roche: Premier de cordée Romain Gary: La Promesse de l'aube Théophile Gauthier: Le capitaine Fracasse Maurice Genevoix: Tendre bestiaire , Bestiaire enchanté André Gid...

De l'inutilité des éditions augmentés

Je suis en train de lire le roman "Pierre et Jean" de Maupassant, dans l'édition augmentée de Bertrand Pingaud chez Folio Classique. Cette édition contient un grand nombre de renvois à la fin. A part quelques définitions et quelques mises en contexte utiles, le reste est une suite de platitudes, d'évidences et de déductions hasardeuses. Lorsqu'il est fait mentions des professeurs de Pierre à l'école de médecine (les professeurs Mas-Roussel et Rémusot), Pinguaud nous informe que les noms ne figurent pas dans les annuaires des collèges de médecine, en déduisant que Maupassant était aussi capable d'inventer des noms. Ah bon? Est-ce surprenant de la part d'un écrivain ? Pingaud, dans toute ses recherches, ne semble pas s'être aperçu que ces deux personnages figurent également dans un autre roman, une farce de Maupassant: "Mont-Oriol".

La tortoche et le gibelot

Ça sert à rien d’se grouiller… Faut prendre un bon départ Comme disait la tortoche au gibelot, l’air peinard. « -Tiens ! J’te joue une tune que j’te gratte au poteau, Malgré mes p’tits panards et toi tes grands pinceaux. -T’es cinglée, qu’y lui fait, t’as une poussière dans l’œil… Les 2 doigts dans l’tarin, j’gagnerais dans un fauteuil. Tu s’rais même pas parti que j’s’rais déjà au bistro… -Que dalle ! fait la tortoche. Tiens, j’te joue l’apéro. » Et les paris s’engagent. 60 contre 1, voilà l’gage. Le kangourou, qui s’marrait, dit : « c’est moi que j’fais l’starter ! ». Y file sa pogne dans sa fouille, en sort son revolver Et Pan ! les v’là partis. Ou plutôt la tortoche, parce que l’gibelot, y’s’dit : « -J’suis pas encore loquedu, y’a l’bourguignon qui tape, j’partirai à la fraîche En mettant l’grand braquet… J’m’en vais griller une sèche. » Y s’installe, fait son pieu, glisse sur la moleskine, Pique un p’tit roupillon… et la tortoche , elle s’débine Sans s’frapper, vers le but. Quand ...